La mesure est soutenue de longue date par plusieurs Etats membres dont les pays baltes, jugeant inconcevable que des soldats russes puissent faire du tourisme en Europe après avoir participé à l'invasion de l'Ukraine.
Une résidence détruite par une frappe russe, à Pryluky (Ukraine), le 7 octobre 2026 ( AFP / GENYA SAVILOV )
Après des mois de discussions, les 27 pays de l'UE ont apporté lundi 12 octobre leur soutien à une interdiction d'entrée dans l'Union des ex-combattants russes en Ukraine, mais des détails techniques doivent encore être réglés avant la mise en oeuvre de la mesure, selon Kaja Kallas. "L'accord politique est là. Il nous reste simplement à régler les aspects techniques", a déclaré la cheffe de la diplomatie de l'UE à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept.
L'UE envisage d'introduire cette interdiction depuis des mois, mais se heurte à des questions sur la manière dont elle pourrait être appliquée. Accueillie avec scepticisme par certains pays dont notamment la France et l'Italie, cette initiative a vu sa popularité se renforcer avec les craintes croissantes face à ce que des responsables occidentaux décrivent comme les attaques "hybrides", sabotage et ingérence, menées par Moscou en Europe.
"Ouverture d'esprit" de Paris sur la question
Parallèlement, des discussions ont également lieu sur la limitation des déplacements des diplomates russes et le durcissement des critères d’octroi des visas touristiques pour les citoyens russes. "Un élément important est de réduire les risques de sécurité à l'intérieur de nos frontières", a affirmé Mme Kallas. La France se montrait jusqu'à présent réticente à une interdiction d'entrée des touristes russes, mais elle fait preuve désormais d'"esprit d'ouverture", selon un diplomate à Bruxelles.
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